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Sujet
- Qui sont les créateur.ice.s indépendants de Romandie ?
- Qu'ont-ils créé ?
- Sur quelle base financière ces oeuvres ont-elles pu voir le jour ? Combien dépendent de financement public ?
- Comment un manque de moyens publics pénalisent les gamedev ? (Comparaison avec Montreal, la France ou Zurich)
- Quelles sont les difficultés rencontrées aujourd'hui par les gamedev pour trouver du financement pour leurs projets ?
- La taille des enveloppes pour le développement d'une expérience numérique typique et d'un jeu vidéo typique varie d'un ordre de grandeur. Autrement dit, financer un unique projet de gamedev revient à priver 10 projets numériques de finances. Comment réduire cet écart afin de pouvoir faire des demandes de soutien cohérentes plutot que d'être laissé sur le coté ?
Soutien culturel structuré, cohérent et intercantonal dans le domaine du jeu vidéo. Le numérique se répand et son développement doit être soutenu pour se déployer au mieux et de façon responsable. Le numérique et le jeu vidéo ont des frontières floues et perméables de par le fait que les technologies utilisées et les compétences néecessaires sont les mêmes en grande partie. Il y a une porosité entre les deux disciplines.
DNA Studios
13 ans d'ancienneté, société en nom collectif basé à Fribourg commencé à 4 associés, 5 avec un employé aujourd'hui 3 à 100%, 1 à 80% et 1 à 60% 2 développeurs / management, 2 artistes technique 3D visuelle et animation 2D, 1 scénariste
Pas mal de projets clients (RTS), jeu comme service (cinéma, réalité virtuelle), Serious Games RTS gros client, Canton de Fribourg, école privée du roset, sécurité routière de Road cross, violences domestique des bureaux de l'égalité, état de vaud, organisations (stop suicide) ProHelvetia les a aidé pour quelque portages à l'époque
Trop vieux pour ProHelvetia, rien sur Fribourg, reçu des fonds de cinéforom 1 fois pour un projet de réalité virtuelle après une dizaine de demandes. Jamais reçu de fonds pour les projets "passion".
Plusieurs projets n'ont pas pu voir le jour pour cause de manque de financement. Cherché des publishers à l'étranger mais jamais réalisé de projet avec des publishers mais l'état de l'industrie est très dure.
Tower of Babel s'est rentabilisé sur Switch ce qui permet de s'auto-financer un peu. C'est surtout les projets comme service qui permettent de faire vivre le studio.
Demandes de financement:
- preprod: 20'000 - 30'000
- production: 50'000 - 60'000 en prévoyant plusieurs organismes de financement
Cout total d'un projet typique: 250'000CHF
Peu d'organismes auxquels faire des demande et chaque demande ne finance que partiellement le projet.
Financement public permet de soit démarrer un projet (preprod) soit prolonger un projet (portages) pour donner une seconde vie et de nouveaux canaux de vente pour des jeux.
Si le financement d'un jeu vidéo coute plus cher, il finance aussi plus de personnes pendant plus longtemps que des projets de plus petite envergure. Le rapport finance/personne/année est donc similaire.
Les financements publics ont pu créer des entreprises qui ont su être pérennes et faire valoir leur expertise en Suisse avec des jeux services.
pas besoin d'infrastructure (lieu) nécessairement parce que les échanges sont déjà facilités entre les studios. Première revendication: financement! 500'000 balles pour un bon jeu indépendant avec 10h de gameplay pour environ 1 an de travail.
Call avec Alex de XN
Il faut un méchanisme structuré et cohérent trans-cantonal pour être efficace.
Collecter les noms pour les geans qui veulent venir au GIFF pour envoyer à XN
Trouver les noms des dev à Fribourg
Call devs indés
Présence:
- Ben de Digital Kingdom
- Gabriel de Sunnyside Studios
- Fred de Dama Dama Games
- Marion de Tourmaline Studios
- Laurent dev indé
- Alexandre de Game Dev Space
Les fonds initialement donnés à Cineforom ne sont plus alloués au jeu vidéo.
Tourmaline
Marion co fondatrice de Tourmaline (10 ans d'existence), premier projet: Oniri Islands. Jeu narratif mais difficile de faire valoir des projet qui ne sont pas fortement narratifs. Financé par Pro Helvetia en grande partie. Le jeu n'a pas marché commercialement. Le studio a du se tourner vers du mandat ou des collaborations. C'est difficile de financer ou auto financer une production indépendante. Obtenu un financement de ProHel pour le prototype pour Symbiose, mais au moment de pitcher à Cineforom pour la suite du dev, le projet n'a pas convaincu parce qu'il était très mécanique, pas assez narratif. Grosse difficulté: faire valoir le jeu pour le jeu, pas comme forme de cinéma / littérature glorifiée. Absence d'interlocuteurs aujourd'hui pour demander des fonds pour le JV. Fait un dossier au % Culturel Migros, mais pas passé sans feedback donc difficile de se réorienter.
Quels montants ont été demandés ? de l'ordre de la centaine de milliers de CHF.
Digital Kingdom
Beaucoup évolué en 10 ans. Actuellement, impossible de trouver des publishers (fonds privés). Pris la décision en 2026 de faire des tout petits cycles de production selon le Philo Framework.
Cherche un projet rentable et rapidement (6 à 12 mois de production). Cout du projet : 150'000 balles (petit scope). 300-400 heures de job pour un prototype et 50'000 - 65'000CHF environ.
Faire des recherches de fonds coute cher en temps sur la R&D de ces prototypes.
Aide au développement économique, par exemple le SECO a des soutiens pour des startup. C'est des fonds publics qui sont orientés au développement économique de manière générale plutot que juste culturel. Mais ça demande de prouver d'abord que l'entreprise est pérenne et économiquement viable.
Le projet actuel est difficilement finançable par le public parce que simplement le marché ne correspond pas à ce que financeraient la culture.
Déjà reçu de l'argent public pour un projet ? Si oui lesquels ?